01
Les séries
Des Irrévérencieuses à Monarchie / Anarchie, jusqu’à Stay You : plusieurs territoires visuels pour un même langage.
LA DISTILLERIE 66
Sébastien Boismoreau, alias BEUS, développe depuis 2014 une pratique centrée sur le dessin au stylo à bille. Il choisit un outil ordinaire, familier et immédiatement identifiable pour en faire un véritable langage graphique. Loin de l’effet de démonstration technique, ce choix lui permet de construire une écriture personnelle fondée sur la précision, le temps et la maîtrise du geste.
Son travail se construit par accumulation de traits, variations de pression et superposition progressive des valeurs. Les ombres, les lumières, les carnations, les cheveux, les textiles, les bijoux ou les reflets apparaissent sans recourir à un effet pictural qui masquerait le dessin : c’est le trait lui-même qui construit la matière et le volume. Cette finesse d’exécution, répétée pendant des heures, constitue le socle quotidien de sa pratique.
Le réalisme n’est pourtant qu’un point d’entrée. BEUS décrit sa démarche à travers le paradoxe de l’iceberg : une image peut séduire immédiatement par sa surface, puis révéler progressivement des éléments qui déplacent la lecture. Attirance et dérangement, élégance et tension, force et fragilité coexistent dans des compositions qui refusent une interprétation unique.
Ses œuvres mêlent figures historiques, culture populaire, mémoire punk, symboles de pouvoir, féminité et rébellion contemporaine. Il détourne ces références moins pour les illustrer que pour les mettre en friction. C’est dans cette logique qu’il parle aujourd’hui de ses allégories : donner une forme imagée à une idée, un concept ou une tension abstraite afin d’en ouvrir la compréhension sans en fermer le sens. Il cherche des images capables de dépasser leur contexte immédiat, de provoquer une première lecture puis d’en suggérer une autre. La Conciergerie constitue pour lui l’un des exemples les plus aboutis de cette démarche : les symboles y racontent une histoire, rendent l’idée plus lisible, mais conservent volontairement une double lecture et une part d’interrogation.
Dans la série des Irrévérencieuses, la figure féminine occupe une place centrale. BEUS y travaille volontairement l’ambiguïté entre sensualité et émancipation, vulnérabilité et affirmation de soi. Masques, harnais, chaînes et ornements peuvent être perçus comme des bijoux ou comme des carcans. Les poufs participent au même jeu de contradiction : symboles d’outrance, d’exubérance, d’audace et d’insolence sociale, ils évoquent aussi la contrainte physique de coiffures longues à élaborer, de perruques lourdes soutenues par des armatures et de cette volonté d’être remarquée à tout prix. Cette tension questionne autant le regard posé sur ces figures que la manière dont elles choisissent de se montrer.
À côté de ce travail au stylo à bille brut, certaines œuvres ouvrent une recherche plus expérimentale. Sur toile, BEUS peut extraire l’encre du stylo, la diluer, la pulvériser ou la travailler au couteau avant de revenir au trait. Fragile, Cyber et L’Audacieuse découlent directement de cette recherche. Ces pièces restent des prolongements transversaux de sa pratique : elles élargissent son vocabulaire sans remplacer la précision du dessin qui en demeure le cœur.
Son parcours s’est également développé à travers des expositions, des projets et des collaborations ponctuelles. En 2024, son travail est mobilisé pour la campagne Renault 5 E-Tech électrique × BIC conçue avec Publicis Conseil. En 2025, il participe à l’exposition BIC en couleurs à Paris. Ces contextes élargissent la visibilité de son travail tout en conservant l’autonomie de sa démarche artistique.
Aujourd’hui, BEUS poursuit cette recherche entre virtuosité du dessin et profondeur de lecture. Le stylo à bille reste son point d’ancrage : non comme un gimmick, mais comme une discipline exigeante qui lui permet de faire émerger des images immédiatement reconnaissables, puis de les laisser se transformer dans le regard de celui qui les observe.
DOSSIER ARTISTE · LA DISTILLERIE 66
Le stylo à bille comme langage
Un stylo à bille. Des milliers de traits. Et derrière la maîtrise du dessin, un monde où l’histoire rencontre la rébellion contemporaine.
L’ARTISTE
Sébastien Boismoreau, alias BEUS, développe depuis 2014 un travail centré sur le stylo à bille. Portraits, matières, volumes, textiles, carnations, cheveux, bijoux et reflets émergent par accumulation de traits et variations de pression.
Le réalisme n’est que la surface. BEUS décrit sa démarche à travers le « paradoxe de l’iceberg » : l’image attire d’abord, puis des détails déplacent la lecture, entre séduction et dérangement. Ses allégories mêlent histoire, culture contemporaine, pouvoir, féminité et rébellion sans imposer une interprétation unique.
« Je souhaite laisser plusieurs lectures derrière une œuvre d’art. Que chacun s’en fasse sa propre vision. »— BEUS, 2025
L’UNIVERS DE BEUS
01
Des Irrévérencieuses à Monarchie / Anarchie, jusqu’à Stay You : plusieurs territoires visuels pour un même langage.
02
Un outil quotidien transformé en médium de précision, de densité et de lumière.
03
Histoire, culture contemporaine, symboles, apparence, pouvoir et rébellion se superposent dans une lecture jamais univoque.
LES SÉRIES

Une apparence maîtrisée, puis des fragments qui ouvrent sur ce qui reste caché. La série confronte l’identité sociale à une part plus intime, secrète ou simplement invisible dans la vie quotidienne.

Dissolutions explore un corps dont les contours ne sont jamais tout à fait fixes. Un fil rouge traverse la série comme un repère, tandis que les figures oscillent entre apparition et effacement. Selon les œuvres, la matière suggère, recouvre ou révèle, laissant parfois affleurer de manière presque imperceptible ce qui se tient sous la surface.

Dans l’imaginaire pop des années 50/60, corps, objets et icônes séduisent autant qu’ils assignent. La série explore la fabrication du désir, les rôles imposés et la manière dont consommation et culture populaire conditionnent les identités.

Stay You traverse les cultures urbaines et les contre-cultures, sans réduire l’individu à un groupe ou à un style. Vêtements, attitudes, coiffures et signes deviennent des langages d’affirmation : appartenir, se reconnaître, mais rester soi.

Ailleurs fait voyager l’Irrévérencieuse d’un monde à l’autre. D’un contexte, d’une culture ou d’un imaginaire à l’autre, elle change de décor sans perdre son identité. La série explore cette figure récurrente à travers différents univers, comme autant de variations d’un même personnage qui observe, traverse et se confronte à d’autres mondes.

Une même figure, deux perceptions. La douceur du bleu bascule vers une présence plus dense, presque statuaire. Le dessin ne change pas : c’est le regard qui révèle une autre réalité.
LE STYLO À BILLE
Chez BEUS, le stylo à bille n’est pas un simple outil de dessin, mais un médium de précision. L’image se construit par accumulation de traits, variations de pression et temps d’exécution. Ombres, lumières, matières et volumes apparaissent progressivement, dans un travail de finesse où chaque détail compte.
Le trait ne couvre pas : il construit. Carnations, textiles, cheveux, bijoux, reflets et textures émergent d’une maîtrise patiente du geste. Cette précision, obtenue directement au stylo à bille, constitue le cœur quotidien de sa pratique.
Certaines œuvres prolongent cette recherche vers un registre plus expérimental. Sur toile, l’encre du stylo à bille peut être extraite, diluée, pulvérisée ou travaillée au couteau avant d’être reprise par le trait. Cette recherche transversale est notamment à l’origine de Fragile, Cyber et L’Audacieuse.
REPÈRES
BIC en couleurs
Paris · Kiff & Marais · 16–22 octobre 2025
Monarchie / Anarchie
24 mai 2025 · 18h30 · La Distillerie 66 · Torreilles
Surface et dimensions intérieures
24 mai–16 juin 2024 · BEUS & VILE · La Distillerie 66
NAE Perpignan
6–8 octobre 2023 · Église des Dominicains · Perpignan
PRESSE
ATELIER
ARCHIVES
Un aperçu destiné à documenter progressivement la trajectoire de l’artiste au-delà des seules œuvres disponibles.
Collection privée
Collection privée
Collection privée
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PROJETS & COMMANDES
La galerie accompagne les demandes spécifiques de collectionneurs, entreprises, architectes, hôtels et projets culturels.
Parler d’un projet avec la galerieCOLLECTIONNER BEUS
Œuvres originales, certificat d’authenticité, conseil de la galerie, encadrement, livraison et présentation privée.
LES SÉRIES
Une apparence maîtrisée, puis des fragments qui ouvrent sur ce qui reste caché. La série confronte l’identité sociale à une part plus intime, secrète ou simplement invisible dans la vie quotidienne.
Dissolutions explore un corps dont les contours ne sont jamais tout à fait fixes. Un fil rouge traverse la série comme un repère, tandis que les figures oscillent entre apparition et effacement. Selon les œuvres, la matière suggère, recouvre ou révèle, laissant parfois affleurer de manière presque imperceptible ce qui se tient sous la surface.
Stay You traverse les cultures urbaines et les contre-cultures, sans réduire l’individu à un groupe ou à un style. Vêtements, attitudes, coiffures et signes deviennent des langages d’affirmation : appartenir, se reconnaître, mais rester soi.
Ailleurs fait voyager l’Irrévérencieuse d’un monde à l’autre. D’un contexte, d’une culture ou d’un imaginaire à l’autre, elle change de décor sans perdre son identité. La série explore cette figure récurrente à travers différents univers, comme autant de variations d’un même personnage qui observe, traverse et se confronte à d’autres mondes.
Une même figure, deux perceptions. La douceur du bleu bascule vers une présence plus dense, presque statuaire. Le dessin ne change pas : c’est le regard qui révèle une autre réalité.
LA SÉRIE
L’ARTISTE
Steve Pitocco, né en 1977, construit depuis les années 1990 un parcours où se croisent graffiti, design industriel, peinture, matière et espace public.
Formé à Strate puis passé par l’industrie créative, il développe progressivement un langage personnel dont le Filing devient l’un des axes majeurs : une ligne de matière déposée par un geste qui engage le corps entier.
Trente ans de pratique ne racontent pas une succession de styles, mais une même recherche sur la ligne, le mouvement et l’espace.
Steve Pitocco naît en 1977 à L’Haÿ-les-Roses. Il grandit en banlieue parisienne et rencontre très tôt le dessin, la culture hip-hop et le graffiti. La rue devient un premier terrain d’apprentissage : elle lui enseigne la vitesse du geste, la composition, l’impact visuel et le rapport direct à l’espace.
De 1996 à 2001, il se forme au design industriel à Strate. Cette formation marque durablement sa manière de penser les formes, les volumes, les matériaux et l’objet. Après ses études, son parcours professionnel le conduit notamment chez Alfred Dunhill puis Reebok. Il fonde ensuite les structures créatives Opful puis Packnowledge, tout en poursuivant parallèlement une pratique artistique.
À la fin des années 2000, la peinture prend progressivement une place centrale. Installé à Chevilly-Larue à partir de 2009, Steve développe un langage personnel qui s’éloigne du seul graffiti sans en renier l’énergie. La Ville de Chevilly-Larue situe en 2010 un repère important dans la naissance du Filing, technique qui devient peu à peu sa signature.
Dans le même temps, Koeurélé, son cœur ailé, accompagne une autre facette de son parcours. Le signe circule entre rue, graphisme, objet et collaborations. Les années suivantes multiplient les passages d’un médium à l’autre : exposition Mutation(s) en 2015, projets collectifs, travail sur papier, installations, fresques et commandes.
À partir des années 2020, son travail change progressivement d’échelle. Les expositions, créations participatives et projets architecturaux prolongent cette évolution. Le parcours de Steve se lit ainsi moins comme une succession de ruptures que comme une continuité : la rue, le design, le Filing, Koeurélé et l’espace public sont différentes formes d’une même recherche.
SÉRIES & RECHERCHES
Chaque carte fonctionne comme une porte d’entrée : couverture portrait, bibliothèque d’images au clic, texte développé et vidéos lorsque le dossier en comporte.
Le Filing quitte le seul plan de la toile et rencontre la découpe, la couleur et le relief mural.
Avec Flux Coloré, Steve déplace son geste signature vers des formes découpées qui se détachent du mur. La ligne continue devient structure, tandis que la couleur introduit des ruptures de rythme et de profondeur.
Le corpus permet d’observer le passage de la peinture vers un objet mural situé entre dessin, sculpture et présence architecturale.
Cinq toiles pensées comme un seul mouvement, entre continuité du geste et apparition d’une forme.
Dragon permet de lire le Filing à l’échelle d’une composition fragmentée. Le geste traverse plusieurs supports tout en maintenant la sensation d’un mouvement unique.
Une tension entre formes tubulaires, imaginaire mécanique et circulation organique de la ligne.
Mécanique Organique met en relation la fluidité du vivant et une logique presque industrielle. Des fragments figuratifs apparaissent dans l’entrelacs et obligent le regard à circuler lentement dans l’œuvre.
Des figures et références historiques traversées par une écriture gestuelle contemporaine.
Le site officiel montre un pan important du travail figuratif de Steve, parmi lequel Les Primates et Samouraï II. Ces œuvres empêchent de réduire le Filing à l’abstraction : la technique sert aussi la figure, le récit et le dialogue avec l’histoire de l’art.
Le geste pictural se prolonge dans des assemblages, suspensions et objets hybrides.
Steve décrit une pratique qui se déplace vers le bois, le métal, la résine, les tissus et les objets récupérés. Les œuvres visibles sur son site brouillent volontairement les frontières entre 2D et 3D.
LE GESTE SIGNATURE
Entre calligraphie, peinture et performance.
Le Filing est le geste signature de Steve Pitocco. Debout au-dessus du support, il laisse couler un fil de matière qu’il accompagne par le déplacement du corps. La construction générale est préparée, mais le trajet précis se décide pendant l’exécution.
Le Filing introduit une tension entre maîtrise et accident. L’artiste contrôle le flux sans chercher à supprimer l’imprévu : densité, débordement ou bifurcation peuvent devenir des éléments de la composition.
Steve adapte également ses outils et ses supports. Bois, métal, résine, textile et objets récupérés prolongent la recherche au-delà du tableau classique.
Repères : geste — corps entier · matière — flux déposé · principe — contrôle / accident · supports — 2D / 3D.
Ce lecteur est également prêt à recevoir les vidéos de performance lorsque nous disposerons des liens ou fichiers.
ALTER EGO
Le cœur ailé est traité comme un univers à part entière, mais toujours relié à Steve : rue, graphisme, objet, collaborations et expériences collectives.
Un signe de liberté, de partage et de circulation qui accompagne Steve depuis plus de vingt ans.
Koeurélé est présenté aujourd’hui par Steve comme son alter ego créatif : un cœur ailé devenu un langage visuel à part entière. Son origine précise sera encore recoupée avec les archives personnelles de l’artiste.
Le langage de Koeurélé mis en dialogue avec quatre pratiques internationales utilisant l’intelligence artificielle.
Artifex Lab présente une exposition où les œuvres originales de Koeurélé dialoguent avec quatre artistes utilisant l’IA : Syntax Diffusion, ixiLod, RyanOnTheInside et Zlikwid.
Une archive visuelle issue de la section officielle consacrée aux projets de marque et rencontres artistiques.
Le site officiel rassemble une importante archive visuelle sous l’intitulé « Collaborations & partenariats ». Steve y mentionne notamment Reebok, G-Shock, Lacoste, Casio, Swarovski, Citadium et Colette. La nature exacte de chaque projet sera détaillée au fur et à mesure du recoupement.
MOMENTS & PROJETS
Comme pour BEUS, chaque projet peut ouvrir plusieurs photos, un texte détaillé et des vidéos sans modifier le gabarit.
Le cœur ailé de Koeurélé passe du mur à l’objet dans une édition artiste diffusée par New Era.
Une source de 2012 documente le lancement, le 18 juin, d’une édition limitée New Era x Steve Pitocco. Elle décrit cinq modèles de casquettes portant le cœur ailé et présente Steve comme la troisième collaboration artiste de New Era en Europe à cette période.
Un repère important dans l’affirmation de la recherche plastique et du Filing.
L’exposition Mutation(s) à la Maison des arts plastiques Rosa Bonheur de Chevilly-Larue constitue un jalon historique. Les photographies d’accrochage et œuvres seront ajoutées lorsque nous disposerons des archives.
Une exposition immersive où Steve et RESO font « voler » des objets trouvés sur leboncoin.
À l’été 2018, la Villa Extraordinaire investit la Cité internationale des arts à Montmartre. Radio Nova documente la participation de Steve parmi plusieurs artistes et musiciens, dans un dispositif où chaque pièce est transformée à partir d’objets trouvés sur leboncoin.
Une exposition gratuite accompagnée d’une création collaborative avec le public.
La Ville de Clichy et rentingART mettent Steve à l’honneur au Pavillon Vendôme du 12 avril au début mai 2023, avec une dimension participative où le public est invité à prendre part à une œuvre collective.
Une fresque en noir et blanc intégrée au futur quartier d’Orly, dans le cadre de « 1 immeuble, 1 œuvre ».
PALM documente la fresque « L’enfance qui rêve l’équilibre du monde », réalisée pour le quartier Parcs en Scène à Orly. Le projet est porté avec Bouygues Immobilier, Sogeprom, Linkcity et CDC Habitat et associe enfance, rêve, biodiversité et mixité culturelle.
Une exposition construite sur le dialogue entre geste humain et quatre artistes travaillant avec l’intelligence artificielle.
Artifex Lab met en regard les œuvres originales de Koeurélé avec quatre interprétations internationales utilisant l’IA.
Photos, texte, vidéo et légendes pourront être ajoutés sans toucher au gabarit.
Cet emplacement garantit que la page puisse grandir sans être redessinée.
PRESSE & DOCUMENTATION
Les articles récents sont replacés à côté d’archives plus anciennes pour montrer la continuité du parcours. Les vidéos seront ajoutées ensuite dans ce même système.
Steve figure parmi les cinq artistes du volet Talents du numéro 90.
GraffitiART #90 présente Steve parmi les artistes du numéro et résume son travail comme une exploration, par le Filing, de la frontière entre abstraction et suggestion figurative.
Un portrait centré sur la liberté créative, le cœur ailé et la continuité avec la culture hip-hop.
Le magazine municipal de Fresnes consacre un portrait à Steve / Koeurélé. Il insiste sur la liberté de son parcours, son origine hip-hop et graffiti et le cœur ailé comme symbole récurrent.
Des élèves sélectionnent douze œuvres de Steve et prennent en charge commissariat, scénographie et médiation.
Le magazine de Fresnes documente un projet pédagogique mené par une classe de 5e : parmi une trentaine d’œuvres proposées par Steve, les élèves en choisissent douze, les analysent et construisent l’exposition de bout en bout.
La Ville de Clichy et rentingART mettent Steve à l’honneur au centre d’art Pavillon Vendôme.
Du 12 avril au début mai 2023, L’éloge du collectif présente l’univers de Steve et invite le public à participer à la création d’une œuvre collaborative.
Une archive municipale documente le collectif créé en 2019 autour du jeu et de la création partagée.
Le guide culturel de la mairie du 13e documente le collectif composé de Steve Pitocco, Stew, Vincent Bargis M7, Twopy et French, créé en 2019.
Nova revient sur l’exposition immersive et la participation de Steve aux côtés de RESO, Katre, Polo & Pan et d’autres artistes.
Radio Nova consacre un article et des contenus vidéo aux artistes de la Villa Extraordinaire. Steve y est cité avec RESO pour une installation faisant « voler » des objets récupérés sur leboncoin.
Une exposition dédiée au papier comme support vivant, fragile et transformable.
Bernieshoot annonce l’exposition de Steve chez Fabriano Boutique du 8 au 22 mars 2018. Le papier y devient un élément central de la recherche, choisi pour sa fragilité et ses transformations.
Une archive de 2012 documente l’édition artiste New Era et nomme explicitement Le Koeurélé.
L’article Fashionoffice constitue l’une des traces en ligne les plus anciennes retrouvées à ce stade. Il documente le cœur ailé, l’édition New Era et mentionne déjà les liens de Steve avec plusieurs projets issus de la culture urbaine.
Le lecteur est prêt ; nous ajouterons les liens ou fichiers que tu me transmettras.
Les vidéos seront intégrées au fil de la collecte : Filing en mouvement, performances, interviews, projets publics et archives.
30 ANS DE PARCOURS
Cette chronologie restera volontairement sélective. Les grandes étapes pourront chacune devenir un projet média si les archives le justifient.
Culture hip-hop, graffiti et premiers gestes urbains.
Strate, puis expériences professionnelles dans le luxe et le sportswear.
Chevilly-Larue, développement du Filing et affirmation plastique.
Projets partagés, papier, installation et nouveaux contextes.
Espace public, architecture, transmission et nouvelle structuration de Koeurélé.
LA DISTILLERIE 66
La page est conçue pour évoluer avec les archives de Steve sans casser son architecture : nouvelles séries, projets, vidéos et documents pourront s’ajouter au fil du dossier.
Prendre rendez-vousL’ARTISTE
Faki Malyemezian, né en 1979, construit depuis le début des années 1990 une pratique où la trace, la liberté, la mémoire et la disparition restent liées à une même expérience : celle de peindre dans la ville.
Des trains et métros de ses premières années aux œuvres de matière aujourd’hui, le graffiti n’est pas un décor ajouté à son travail. Il en constitue l’apprentissage : vitesse, composition, couches, usure, risque, regard porté sur la surface et acceptation de l’éphémère.
« Faki est devenu une seconde identité. » — entretien DRIPS, 2018
Né en 1979 et ayant grandi à Perpignan, Faki rejoint ensuite la région parisienne. Il situe ses débuts dans le graffiti autour de 1992. Il peint d’abord sous le nom Bronz avant d’adopter le blaze Faki, donné selon son propre récit par Esky.
La ligne 7, les rencontres avec d’autres writers, puis le crew GAP structurent ses premières années. Le graffiti ferroviaire devient alors un territoire majeur. Dans un entretien publié par DRIPS en 2018, Faki estime avoir peint, entre 1992 et 1999, environ deux cents trains et une trentaine de métros. Ces chiffres relèvent de son propre témoignage et constituent aujourd’hui une partie de son histoire documentée.
Son parcours est également marqué par une séquence judiciaire complexe liée à ce qui sera appelé l’« affaire de Versailles ». Faki raconte une perquisition, la saisie de ses archives et un passage par la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy. Cette période n’est pas utilisée ici comme argument spectaculaire : elle appartient à une trajectoire qui éclaire son rapport à la clandestinité, à la surveillance et à la liberté.
Après une interruption, il revient au graffiti en 2011, alors qu’il est devenu père, en privilégiant notamment murs et camions. Son propre discours montre aussi une évolution de son rapport à la transgression : il distingue aujourd’hui la liberté d’un geste non autorisé de ses conséquences pour un particulier ou un travailleur qui devrait personnellement supporter le coût de l’intervention.
Dans les œuvres actuelles, la mémoire de la rue demeure mais change de fonction. F-Volution déconstruit la lettre ; Graffitisme travaille l’érosion et le palimpseste du mur ; Dirty Rotten Scoundrels conserve l’énergie de la saturation urbaine ; Open Your Eyes déplace la matière vers l’objet mural.
À cette pratique d’atelier s’ajoute une autre dimension essentielle : Expo Sauvage, projet dont Faki est à l’origine et qu’il organise concrètement. La rue y devient non seulement un espace de création, mais aussi un espace de rencontre, de collecte et de redistribution.
ŒUVRES & RECHERCHES
Quatre œuvres actuellement documentées dans Shopify permettent déjà de lire plusieurs directions du travail : lettre, stratification, saturation et relief.
La lettre F quitte le simple signe pour devenir architecture, fragment et matière.
F-Volution part d’un élément fondateur du writing : la lettre. Faki la fragmente et la reconstruit jusqu’à faire basculer le signe vers une composition autonome.
La mémoire du graffiti subsiste dans l’énergie et la structure, mais l’œuvre n’essaie pas de reproduire un mur : elle transforme un vocabulaire acquis dans la rue en recherche plastique.
Le mur n’est plus support : ses couches, son vieillissement et sa disparition deviennent le sujet même de la matière.
Graffitisme travaille la surface comme un mur ayant reçu plusieurs vies. Couches, fragments et effritement donnent à l’œuvre une temporalité.
Le graffiti y apparaît moins comme image que comme phénomène : recouvrement, usure, transformation et trace de ce qui était là auparavant.
Une surface saturée où les signes se chevauchent comme sur un mur constamment repris.
Dans Dirty Rotten Scoundrels, la densité n’est pas décorative. Elle retrouve la logique de la ville : un signe recouvre l’autre, une intervention répond à la précédente et l’ordre reste provisoire.
La peinture gagne le relief et oblige le regard à considérer le tableau comme un objet.
Open Your Eyes prolonge le travail de Faki sur la matérialité de la surface. Les prochaines archives d’atelier permettront de préciser sa place dans les recherches de l’artiste.
Emplacement prévu pour les pièces importantes, séries et recherches que Faki nous transmettra.
Cette bibliothèque accueillera photographies d’œuvres, détails, vues d’atelier et textes de séries sans modifier le gabarit.
ORIGINE DU LANGAGE
Ni folklore, ni certificat de radicalité : cette histoire sert à comprendre comment se sont formés le geste, la vitesse, la lecture des surfaces et le rapport à l’éphémère.
Une période fondatrice que Faki documente lui-même dans son entretien de 2018.
Faki situe sa période la plus intensive de graffiti vandale entre 1992 et 1999 et estime avoir peint environ deux cents trains et une trentaine de métros. Les photographies originales restent à intégrer.
Ces chiffres sont présentés comme son propre témoignage, pas comme un relevé indépendant.
Le blaze, le crew et la rencontre avec d’autres writers façonnent autant l’identité que les images.
Dans son récit, Faki revient sur Bronz, le passage à Faki, la ligne 7 et le crew GAP. Cette partie sera enrichie avec les noms, photographies et documents que l’artiste autorisera à publier.
Un épisode important du parcours, conservé sans romantiser ni transformer l’illégalité en argument commercial.
Faki raconte la perquisition, la saisie d’archives et un passage à Bois-d’Arcy dans le contexte de l’« affaire de Versailles ». La chronologie juridique exacte devra être recoupée avant toute publication définitive.
Devenu père, Faki raconte avoir retrouvé dans le graffiti une partie de lui-même qu’il ne voulait pas abandonner.
La reprise de 2011 ne réplique pas simplement les années 1990. Elle marque un retour à la peinture de rue avec une autre situation de vie, d’autres supports et progressivement une réflexion plus nette sur la responsabilité du geste.
À COUVERT
Une tente utilisée pour les interventions de fibre optique devient un dispositif de camouflage. Le geste clandestin emprunte l’apparence du travail urbain autorisé.
La tente cache le geste quelques minutes ; lorsqu’elle disparaît, l’œuvre apparaît.
Faki détourne une tente destinée aux techniciens de fibre optique afin d’intervenir à couvert sur du mobilier urbain. Le dispositif tient presque de la performance : le travail reste invisible jusqu’au retrait de la tente.
Dans la vidéo, il résume son rapport au risque par une phrase : « Aucune pression. La pression, c’est dans la bombe. »
La vidéo source est conservée dans le dossier de travail ; son intégration directe au lecteur sera possible dès qu’un fichier optimisé ou un hébergement vidéo définitif sera fourni.
Un nombre inscrit dans l’image ouvre une autre dimension du travail : la mémoire familiale et historique.
Dans la vidéo, Faki relie explicitement 1915 au génocide arménien et à ses origines arméniennes. Il explique vouloir le rappeler « pour ne pas oublier ».
La place de 1915 dans l’ensemble de son œuvre reste à documenter avec lui : première apparition, fréquence, œuvres concernées et évolution du motif.
Faki raconte le bien-être éprouvé lorsqu’une intervention ancienne est encore présente plusieurs années plus tard.
Cette relation à la survie provisoire des œuvres permet de lire la ville comme une archive autobiographique : chaque peinture peut disparaître, mais certaines accompagnent encore l’artiste lorsqu’il repasse devant elles des années plus tard.
Son rapport à l’illégalité demeure, mais il distingue désormais le geste libre de ses conséquences concrètes pour autrui.
Dans la vidéo, Faki évoque notamment les camions peints autrefois et le coût que cela peut imposer à un travailleur. Cette prise de conscience constitue un déplacement important dans sa propre définition de la transgression.
EXPO SAUVAGE
Faki ne se contente pas d’avoir fondé le projet : il en organise concrètement les artistes, les dons, les plannings, les partenaires et les actions de terrain.
Des œuvres sont exposées directement dans la rue ; les dons recueillis sont destinés à des personnes en grande précarité.
La vidéo transmise par La Distillerie montre des œuvres disposées sur le trottoir à proximité de l’Hôtel Drouot, des échanges directs avec les passants et des artistes intervenant sur place.
Le texte de présentation du projet affirme un principe simple : utiliser l’exposition comme un outil concret d’entraide, avec une redistribution directe aux personnes concernées.
Le fichier vidéo est conservé comme source de travail ; le lecteur est déjà prêt à l’accueillir lorsqu’une version optimisée sera disponible.
Recherche d’artistes, collecte de pièces, plannings, logistique, sponsors et distribution : le projet se construit bien avant l’exposition.
Selon les informations communiquées à La Distillerie, Faki sollicite les artistes et rassemble les dons, organise les plannings et la logistique, recherche des sponsors et coordonne les actions sur le terrain.
Ces éléments sont intégrés dans cette version de travail et seront complétés par les archives et confirmations directes de Faki avant publication définitive.
Faki participe aux maraudes, parfois avec sa famille, et réfléchit aux moyens de rencontrer les personnes sans réduire l’action à une communication à distance.
La Distillerie nous indique que Faki participe lui-même aux maraudes et peut construire des dispositifs de terrain inhabituels, allant parfois jusqu’au déguisement, afin d’observer, comprendre ou entrer en relation autrement.
Ce point devra être raconté avec son contexte précis pour éviter tout effet sensationnaliste.
Des artistes reconnus ont déjà donné des pièces. Les noms et œuvres seront ajoutés uniquement lorsque les autorisations et archives seront réunies.
La bibliothèque est prévue pour documenter chaque don : artiste, œuvre, contexte, date et utilisation dans le projet. Aucun nom n’est avancé ici sans confirmation exploitable.
La Distillerie assume qu’une œuvre de collection, une intervention éphémère et un don solidaire n’ont pas la même fonction — sans être incompatibles.
Représenter un artiste ne consiste pas à neutraliser ce qui déborde du marché. La Distillerie choisit de soutenir Expo Sauvage tout en construisant pour Faki un cadre de collection, de documentation et de carrière.
La distinction reste essentielle : œuvre destinée au marché, œuvre donnée, intervention urbaine et archive doivent conserver des statuts clairs. Cette lisibilité protège autant la pratique sociale que le travail de collection.
PARCOURS
Chronologie de travail : les dates et archives seront affinées au fur et à mesure du dossier.
Naissance de Faki Malyemezian ; enfance à Perpignan avant le départ vers la région parisienne.
Premiers pas sous le blaze Bronz, puis Faki ; rencontres sur la ligne 7 et construction d’une identité de writer.
Période ferroviaire intensive, structurée notamment autour de GAP. Archives à compléter.
Séquence judiciaire et éloignement du graffiti. Chronologie précise à recouper avant publication.
Retour au graffiti sur murs et camions dans un autre moment de vie, notamment après être devenu père.
Œuvres d’atelier, interventions urbaines et Expo Sauvage coexistent dans un même parcours sans se confondre.
PRESSE, VIDÉOS & ARCHIVES
Articles, vidéos, anciennes photographies, murs et documents seront rassemblés ici progressivement. La structure peut accueillir de nombreux médias sans être redessinée.
Un long récit à la première personne sur les débuts, les trains, GAP, la justice, l’arrêt et le retour.
Cette interview constitue aujourd’hui la source publique la plus riche pour reconstruire la chronologie de Faki. Les affirmations sensibles restent attribuées à son propre récit.
Une séquence particulièrement riche sur le camouflage, 1915, la surveillance, la responsabilité et le temps.
La vidéo complète a été fournie à La Distillerie. Cette V2 en utilise déjà plusieurs photogrammes ; l’emplacement vidéo natif du lecteur est prêt pour une version optimisée.
Une vidéo de terrain qui montre l’installation d’œuvres dans la rue et explicite la fonction solidaire du projet.
La vidéo montre notamment une installation près de Drouot. Le texte final présente Expo Sauvage comme un collectif utilisant l’exposition improvisée pour transformer l’art en geste concret d’entraide.
Une source complémentaire pour le parcours et certaines œuvres, à recouper avec les archives directes.
ArtMajeur situe notamment ses débuts en 1992, sa période trains/métros et sa reprise en 2011.
Le compte sera progressivement indexé par dates, lieux, collaborations et œuvres lorsque les contenus nous seront transmis directement.
Instagram bloque une récupération exhaustive automatisée. L’archive sera donc construite à partir des fichiers, captures et vidéos transmis par Faki ou La Distillerie.
Articles, flyers, affiches, catalogues, autorisations et documents pourront rejoindre cette bibliothèque.
Emplacement réservé à la documentation future sans modification du design.
LA DISTILLERIE 66
La Distillerie accompagne Faki comme artiste contemporain sans transformer son origine graffiti en étiquette de galerie. Elle assume aussi de soutenir Expo Sauvage : une pratique urbaine sociale et non marchande peut coexister avec un travail de collection, à condition que chaque fonction de l’œuvre reste lisible et documentée.
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